Dessiner la « ville active »

Qu’est-ce qu’une « ville active » ? Une ville qui marche, qui pédale ; une ville où il est aussi agréable que pratique et efficace de prendre ses deux jambes – ou son vélo – pour aller au travail et faire ses courses. Le débat sur les aménagements cyclables et la « piétonnisation » de l’espace public occupent indéniablement le devant de la scène et sont souvent perçus comme les seuls outils d’une politique pro-modes doux ou actifs. Mais il existe bien d’autres moyens de faire de la marche et du vélo des modes de déplacements massifs, sinon dominants.

Piste cyclable Calle Santa Engrancia

Les innovations madrilènes en matière d’aménagements cyclables

Plutôt piétonne que cyclable, Madrid est longtemps resté à l’écart du concours au titre de « capitale du vélo » que se livrent en ce moment les villes européennes. Mais ce temps est révolu : la capitale de la péninsule ibérique est entrée dans la course depuis 2014, avec le lancement de son redoutable système de vélo en libre-service à assistance électrique – baptisé « BiciMad » – et la réalisation de premiers aménagements cyclables. De manière assez déconcertante, ce dernier point soulève les passions, non pas des automobilistes –  comme c’est l’usage – mais des cyclistes. Deux camps s’opposent radicalement : les pro-pistes cyclables

Le financement des infrastructures cyclables en France

Ce week-end s’est tenu à Lyon le 18e congrès de la Fédération nationale des Usagers de la Bicyclette, un événement important pour la coordination des acteurs politiques, économiques et associatifs œuvrant pour le développement de la mobilité à vélo en France. À l’occasion de ce congrès, un sujet en particulier était au cœur des discussions et des attentes : la question du financement… En effet, à présent convaincus des bienfaits du vélo, les élus et la société civile attendent  aujourd’hui des moyens. Tous les regards se tournent alors vers Elisabeth Borne, Ministre des Transports, et sa « Loi d’Orientation des Mobilités »