Dessiner la « ville active »

Qu’est-ce qu’une « ville active » ? Une ville qui marche, qui pédale ; une ville où il est aussi agréable que pratique et efficace de prendre ses deux jambes – ou son vélo – pour aller au travail et faire ses courses. Le débat sur les aménagements cyclables et la « piétonnisation » de l’espace public occupent indéniablement le devant de la scène et sont souvent perçus comme les seuls outils d’une politique pro-modes doux ou actifs. Mais il existe bien d’autres moyens de faire de la marche et du vélo des modes de déplacements massifs, sinon dominants.

Cartographie la population à l’échelle des zones urbaines

Dans un précédent post, nous avons vu comment cartographier la population à l’échelle du bâti, à partir d’une méthode du CEREMA. Cette méthode, bien qu’elle soit très précise, présente deux inconvénients : Elle est chronophage, notamment afin d’identifier le bâti à vocation résidentielle, tâche comportement nécessairement une part de traitement manuel et une bonne connaissance du territoire étudié. L’absence de données peut être bloquant (bâti et élévation). C’est pourquoi nous allons ici réfléchir à une deuxième méthode, moins précise mais relativement plus rapide ; à la fois en terme de manipulation logicielle mais également de temps de calcul. Elle présente

L’Ouest lyonnais

C’est leur topographie qui caractérise le mieux les territoires de l’ouest lyonnais : un relief vallonné qui contraste avec la plaine de Lyon, un archipel de plateaux, sillonné par de petits ruisseaux (les Planches, le Chalin, ruisseau de Charbonnières, de Ribes, de Rochecardon, d’Arche, l’Yzeron…) qui marquent les limites des hameaux et des communes. Sainte-Foy-lès-Lyon, Tassin-la-Demi-Lune, Saint-Genis-Laval, Écully, Francheville, Craponne, Dardilly… Anciens hameaux agricoles ou havres de villégiature pour les bourgeois lyonnais depuis le XIXe siècle, ce sont aujourd’hui de vraies villes qui concentrent une population importante : 116 541 habitants pour les seules mentionnées ci-dessus, soit 8,6% de la

Cartographier la population à l’échelle du bâti

La répartition de la population est bien souvent une donnée facile à cartographie, dès lors qu’on travaille à des échelles territoriales assez larges : commune, département… Pour rentrer davantage dans le détail, le découpage infracommunal « IRIS » de l’INSEE, peut s’avérer la meilleure solution, mais ses contours ne correspondent pas toujours au territoire ni au degré de précision géographique recherchés. Dans ces cas là, que faire pour estimer les densités de population à l’échelle d’un quartier ou même d’une rue, avec des données standards, gratuites ou facilement accessible ? Le CEREMA de l’est propose ici une solution, que nous

Reconstituer le réseau de tramway lyonnais en 1922

Cet article explique la démarche ayant abouti à la création d’une carte web (consultable ici ) du réseau de tramway lyonnais en 1922. Le tramway lyonnais connaît une histoire mouvementée, depuis ses débuts dans la seconde moitié du XIXe siècle, jusqu’à sa disparition complète du paysage urbain dans la France pompidolienne. Le début du XXe siècle est un âge d’or marqué par une expansion ambitieuse du réseau et un succès populaire à son comble. Dans cette époque où l’automobile est encore considérée comme un « sport », un épiphénomène réservé aux bourgeois dandys, et où l’immense majorité des déplacements s’effectue à pieds