Les opérations de revitalisation des territoires : une approche complète du renouvellement urbain

L’article 54 du projet de loi portant Engagement national pour le logement et l’aménagement numérique (ELAN) prévoit la création d’opérations de revitalisation des territoires. Cet outil, annoncé depuis 2017 dans le cadre du programme « Action cœur de ville » se décompose en 9 actions portant sur des domaines aussi divers que l’habitat, les commerces, l’emploi, la mobilité ou le patrimoine. Il prévoit en outre des mesures de lutte contre la concurrence des zones commerciales périphériques.

Dessiner la « ville active »

Qu’est-ce qu’une « ville active » ? Une ville qui marche, qui pédale ; une ville où il est aussi agréable que pratique et efficace de prendre ses deux jambes – ou son vélo – pour aller au travail et faire ses courses. Le débat sur les aménagements cyclables et la « piétonnisation » de l’espace public occupent indéniablement le devant de la scène et sont souvent perçus comme les seuls outils d’une politique pro-modes doux ou actifs. Mais il existe bien d’autres moyens de faire de la marche et du vélo des modes de déplacements massifs, sinon dominants.

Piste cyclable Calle Santa Engrancia

Les innovations madrilènes en matière d’aménagements cyclables

Plutôt piétonne que cyclable, Madrid est longtemps resté à l’écart du concours au titre de « capitale du vélo » que se livrent en ce moment les villes européennes. Mais ce temps est révolu : la capitale de la péninsule ibérique est entrée dans la course depuis 2014, avec le lancement de son redoutable système de vélo en libre-service à assistance électrique – baptisé « BiciMad » – et la réalisation de premiers aménagements cyclables. De manière assez déconcertante, ce dernier point soulève les passions, non pas des automobilistes –  comme c’est l’usage – mais des cyclistes. Deux camps s’opposent radicalement : les pro-pistes cyclables

Le financement des infrastructures cyclables en France

Ce week-end s’est tenu à Lyon le 18e congrès de la Fédération nationale des Usagers de la Bicyclette, un événement important pour la coordination des acteurs politiques, économiques et associatifs œuvrant pour le développement de la mobilité à vélo en France. À l’occasion de ce congrès, un sujet en particulier était au cœur des discussions et des attentes : la question du financement… En effet, à présent convaincus des bienfaits du vélo, les élus et la société civile attendent  aujourd’hui des moyens. Tous les regards se tournent alors vers Elisabeth Borne, Ministre des Transports, et sa « Loi d’Orientation des Mobilités »

Le rapport Duron sur les orientations d’infrastructures

Le Conseil d’orientation des infrastructures constitué par la Ministre des transports a rendu ce 1er février son « Rapport d’orientation des infrastructures », aussitôt baptisé du nom de son président, Philippe Duron. Il définit, dans la grande tradition d’aménagement du territoire national, les priorités du gouvernement en matière d’investissement dans les infrastructures de transport tous modes confondus : route, rail et fluvial, sauf l’aérien qui fera l’objet d’assises dédiées. Très attendu des élus locaux, ce travail a été réalisé dans un temps record, entre le 19 octobre 2017 et février 2018.

Cartographie la population à l’échelle des zones urbaines

Dans un précédent post, nous avons vu comment cartographier la population à l’échelle du bâti, à partir d’une méthode du CEREMA. Cette méthode, bien qu’elle soit très précise, présente deux inconvénients : Elle est chronophage, notamment afin d’identifier le bâti à vocation résidentielle, tâche comportement nécessairement une part de traitement manuel et une bonne connaissance du territoire étudié. L’absence de données peut être bloquant (bâti et élévation). C’est pourquoi nous allons ici réfléchir à une deuxième méthode, moins précise mais relativement plus rapide ; à la fois en terme de manipulation logicielle mais également de temps de calcul. Elle présente

Le trafic induit

Le trafic induit est un phénomène bien réel et qui se manifeste systématiquement lorsqu’on supprime ou qu’on crée une offre de transport. Si on parle plus souvent de lui pour son pendant négatif, « l’évaporation de trafic », il relève d’un même mécanisme ; bien connu, lui, des économistes : l’élasticité de la demande.

Promenade dans la ville chinoise

C’est toujours avec un peu d’appréhension que l’on découvre la Chine, tant la presse et le cinéma en peignent un tableau caricatural. Si les villes européennes évoquent instantanément, pour un chinois, l’Histoire, la qualité de vie ou la lenteur, Beijing ou Shanghai sont, pour un européen, l’apothéose de la ville moderne : bruit, pollution, vitesse et activité grouillante, omniprésente sur fond de patrimoine disneylandisé. Dans les deux cas, on remarquera que la caricature conduit à nier la réalité de la diversité des villes, de leurs ambiances et leur urbanisme.

L’Ouest lyonnais

C’est leur topographie qui caractérise le mieux les territoires de l’ouest lyonnais : un relief vallonné qui contraste avec la plaine de Lyon, un archipel de plateaux, sillonné par de petits ruisseaux (les Planches, le Chalin, ruisseau de Charbonnières, de Ribes, de Rochecardon, d’Arche, l’Yzeron…) qui marquent les limites des hameaux et des communes. Sainte-Foy-lès-Lyon, Tassin-la-Demi-Lune, Saint-Genis-Laval, Écully, Francheville, Craponne, Dardilly… Anciens hameaux agricoles ou havres de villégiature pour les bourgeois lyonnais depuis le XIXe siècle, ce sont aujourd’hui de vraies villes qui concentrent une population importante : 116 541 habitants pour les seules mentionnées ci-dessus, soit 8,6% de la